Compostage sur site easy to compost easy to change Recyclage des mégots
Étude de cas · Collectivités & enseignement

Seine‑Eure : un programme de 150 jardins composteurs, posés commune par commune

L’agglomération Seine‑Eure équipe ses communes en une seule campagne. Sur un programme de cette taille, le sujet n’est pas le composteur : c’est la série, le camion, et les 30 minutes de pose répétées 150 fois.

Logo de l’agglomération Seine‑Eure
En bref

Ce que le programme met sur le terrain

150 unités jardins composteurs fabriqués en série pour une seule agglomération
225 t/an capacité maximale théorique de l’ensemble, et non un tonnage mesuré
0 raccordement ni électricité, ni eau, ni génie civil, sur aucun des sites
Le point de départ

Une obligation qui vise
la collectivité deux fois

Depuis le 1er janvier 2024, le tri à la source des biodéchets s’impose à tous les producteurs, sans aucun seuil de tonnage (article L. 541‑21‑1 du code de l’environnement, issu de la loi 2020‑105 dite AGEC). Pour une agglomération, cette obligation arrive par deux portes différentes, qu’il ne faut pas confondre.

Elle est productrice de biodéchets

Cantines scolaires, restaurant administratif, services techniques, hébergement pour personnes âgées : une collectivité produit ses propres biodéchets. À ce titre, elle est un producteur comme un autre, soumis au tri à la source pour ses propres sites.

Elle porte le service public

Elle a par ailleurs la charge du service public de gestion des déchets pour ses habitants (article L. 2224‑13 du code général des collectivités territoriales). C’est une seconde casquette, distincte de la première : elle porte sur l’organisation du service, pas sur les déchets de ses propres bâtiments.

L’équipement est en vue

Sur une pelouse communale, aux abords d’une école ou d’une mairie, le matériel n’est pas rangé dans un local poubelle. Il est sous les yeux des habitants, des riverains et des élus, tous les jours. L’acceptation visuelle devient une condition de réussite, pas un détail de finition.

Rien à raccorder, nulle part

Le composteur ABC ne se branche pas : ni électricité, ni eau, ni évacuation, ni génie civil. Sur le domaine public, cela supprime les tranchées, les délais de raccordement et les coordinations de voirie. Un terrain plat et stabilisé suffit.

Le biodéchet est défini à l’article L. 541‑1‑1. Le manquement au tri à la source est une contravention de 4e classe, soit 750 € pour une personne physique et 3 750 € pour une personne morale (article R. 541‑78). L’amende administrative peut atteindre 150 000 € (article L. 541‑3), et la voie pénale prévoit jusqu’à 150 000 € et 4 ans d’emprisonnement (article L. 541‑46).

Les options étudiées

Trois matériels possibles,
et un seul qui tient en pleine vue

Écartée

Le bac en bois, retourné à la fourche

C’est le matériel le moins cher et le plus répandu sur les aires de quartier. Mais il réclame un référent formé sur chaque point d’apport, un retournement régulier et un dosage de matière sèche à la main. Mal conduit, il produit des odeurs et attire les nuisibles, en plein espace public.

Viable sur un site porté par un collectif motivé, difficile à tenir sur un programme de 150 unités.

Écartée

Le composteur ABC seul

La même cuve close en acier de 2 mm, la même cheminée d’aération brevetée, la même vis actionnée à la manivelle, la même capacité. Il tient sur moins d’1 m² au sol et coûte 79 € HT par mois. Mais posé nu au milieu d’une pelouse ouverte, il se lit comme un équipement technique de plus.

Le bon choix en cour de service ou en local poubelle, beaucoup moins en pleine vue des habitants.

Retenue

Le jardin composteur

Le même composteur ABC, ceinturé d’une jardinière circulaire de 2 000 L solidaire de la structure et remplie de terre. La capacité de compostage ne change pas d’un gramme. Ce qui change, c’est la lecture : un massif planté, entretenu comme les autres massifs de la commune.

Retenu partout où l’équipement reste en vue du public.

La solution retenue

Pourquoi la jardinière change tout, alors qu’elle ne change rien à la capacité

Un jardin composteur et un composteur ABC seul absorbent exactement le même gisement : jusqu’à 1 500 kg de biodéchets par an. L’écart de 50 € par mois entre les deux formules n’achète donc pas de la capacité. Il achète de l’acceptation. Sur le domaine public, c’est précisément ce qui manque le plus souvent : un matériel techniquement irréprochable peut être refusé parce qu’il dépare.

La jardinière n’est pas seulement décorative. Une grille de transfert laisse le jus de compost être absorbé par la terre du massif, qu’il enrichit en nutriments, sans manipulation ni arrosage particulier. Ce qui serait un effluent à gérer sur un composteur isolé devient ici de l’engrais, sur place, au pied des plantations.

Reste l’apparence, qui se règle en atelier et non sur le terrain : cinq teintes au choix, aux couleurs de la commune si elle le souhaite, et son logo repris sur l’habillage. Une précision utile quand la question vient en réunion : certaines finitions comportent une robe extérieure ajourée de découpes décoratives, mais ce n’est pas elle qui fait barrière. La barrière, c’est la cuve intérieure en acier de 2 mm, à fond fermé, refermée par un couvercle plein.

Le jardin composteur en détail
Un jardin composteur posé sur une pelouse communale en pente, devant une rue résidentielle et son abri à conteneurs
Sur une pelouse communale ouverte aux habitants, en saison morte : la jardinière est remplie de terre et attend ses plantations.
Vue en plongée d’un jardin composteur dont la jardinière est plantée de graminées et de vivaces, devant un bâtiment public en brique rouge
Aux abords d’un équipement public : une fois le massif planté, il se lit comme les autres massifs du site.
Le déroulé

Ce qu’un déploiement en série demande vraiment

Sur une unité, tout est simple. Sur 150, c’est la répétition qui devient le sujet : fabriquer identique, charger plein, poser vite, et repartir en laissant une équipe capable de conduire l’équipement seule.

  1. La fabrication part en série

    Les jardins composteurs sont fabriqués dans notre atelier d’Albert, en Picardie. La série fige les choix une fois pour toutes : même cuve en acier de 2 mm, même cheminée d’aération, même teinte, même habillage. Les arbitrages d’aspect se font là, avant le départ, et non site par site.

  2. Les camions partent complets

    Le matériel part par camions entiers, matière sèche comprise : les balles d’anas de lin voyagent sur la même remorque que les jardins composteurs. Un chariot embarqué accompagne le chargement, ce qui évite d’avoir à mobiliser un engin de manutention dans chaque commune.

  3. La pose prend 30 minutes, à 3

    Il faut un terrain plat et stabilisé, et un peu moins de 2 mètres de diamètre pour l’ensemble, soit 5 à 6 m² d’emprise au sol. Pas de fondation, pas de branchement, pas d’attente. C’est ce qui rend la répétition tenable : plusieurs sites peuvent être traités dans la même journée.

  4. Le massif se monte en lasagne

    Une grosse couche d’anas de lin au fond pour drainer, puis du terreau au contact des trous du composteur, là où le jus sort. On alterne ensuite anas de lin et terreau jusqu’en haut, et on termine impérativement par du terreau, prêt à planter. Ce montage se fait le jour de l’installation, et il n’est plus à refaire.

  5. La mise en route se fait avec les agents

    C’est l’étape que l’on ne peut pas industrialiser. Les agents de la commune sont formés sur place : ce qui se composte et ce qui ne se composte pas, le dosage de matière sèche, les 2 minutes de manivelle par semaine qui brassent la matière, et la récupération du compost mûr par la porte basse. Le kit de sensibilisation reste sur le site.

  6. Ensuite, c’est un massif ordinaire

    La jardinière se conduit comme n’importe quel massif communal : arrosage, désherbage, plantations de saison, par l’équipe espaces verts ou son prestataire. Une seule règle à ne jamais oublier : aucun biodéchet frais ne va dans la terre du massif. Les biodéchets vont dans le composteur, et seulement dans le composteur.

Un semi‑remorque à rideaux ouverts, chargé de jardins composteurs filmés et de balles rondes d’anas de lin, chariot de manutention accroché à l’arrière
Les jardins composteurs partent de l’atelier par camions entiers, matière sèche comprise.
Trois techniciens garnissant la jardinière d’un jardin composteur, une balle d’anas de lin et des sacs de terreau au premier plan
Le montage en lasagne, anas de lin et terreau alternés : il se fait le jour de la pose et il n’est plus à refaire.
La capacité du programme

Ce que 150 unités représentent,
et ce que ce chiffre ne dit pas

La capacité d’un parc se calcule. Le tonnage qu’il capte réellement se mesure. Ce sont deux choses différentes, et nous ne publions que la première.

450 L par cuve, 67 500 L au total

Chaque composteur ABC offre 450 L de volume de compostage dans une cuve close en acier de 2 mm. Sur les 150 unités du programme, cela représente 67 500 L de volume de compostage. S’y ajoutent les jardinières, mais attention au chiffre qui trompe : leurs 2 000 L sont un volume de terre, pas une capacité de compostage.

1 500 kg par an et par unité

C’est le gisement maximal qu’absorbe un composteur ABC sur une année, jardinière ou pas. Multiplié par les 150 jardins composteurs du programme, le plafond de dimensionnement de l’ensemble s’établit à 225 000 kg, soit 225 tonnes de biodéchets par an.

Ce que ces 225 tonnes ne sont pas

Ce n’est pas un tonnage capté. C’est le résultat d’une multiplication, une capacité unitaire par un nombre d’unités. Le tonnage réellement détourné dépend de la qualité du tri, de la fréquentation de chaque point d’apport et de la saison. Il se mesure site par site, et nous ne le publions pas.

La règle de dimensionnement est la même partout : au-delà de 1 500 kg par an sur un même point d’apport, un second composteur est ajouté, ce qui porte la capacité du point à 3 000 kg. Au-delà de 3 000 kg par an, le compostage sur site n’est plus la bonne réponse, et c’est vers la collecte séparée qu’il faut regarder.

L’équipe Easy to Compost, bras levés, derrière un jardin composteur qu’elle vient d’installer dans une cour
En toute transparence

Ce que nous ne publions pas encore

Une étude de cas honnête dit aussi ce qu’elle ignore. Voici précisément ce qui manque à celle‑ci, et pourquoi nous préférons laisser la case vide plutôt que de la remplir.

Les cases que nous laissons vides

Aucun tonnage capté, aucune économie réalisée, aucun coût évité, aucun bilan carbone. Ces chiffres n’ont pas été mesurés puis validés avec la collectivité. Un chiffre de résultat qui n’a pas été vérifié n’est pas une preuve, c’est un argument commercial déguisé en preuve.

Nous ne publions pas davantage le calendrier du programme, le nombre d’unités actuellement en service, le nombre de communes équipées, le montage contractuel retenu ni son montant. Nous ne publions aucun verbatim, aucun nom d’élu ni d’agent : ce sont des éléments qui appartiennent à la collectivité et qui demandent son accord formel.

Ce qui est écrit plus haut est ce que nous savons et ce que nous assumons : 150 jardins composteurs fabriqués en série dans notre atelier picard, partis par camions complets, posés et mis en route commune par commune avec les agents. Le reste viendra quand il sera documenté, pas avant.

Et chez vous ?

Un jardin composteur, chiffré aujourd’hui

Un programme de 150 unités se construit une unité à la fois. Voici ce que donne un seul point d’apport dans notre grille actuelle, au tarif public. Les chiffres sortent du calculateur, comme votre devis en ligne.

L’unité
  • 1 jardin composteurle composteur ABC ceinturé d’une jardinière circulaire de 2 000 L
  • 450 Lle volume de compostage de la cuve close en acier de 2 mm
  • 5 à 6 m²l’emprise au sol, sur terrain plat et stabilisé

jusqu’à 1 500 kg de biodéchets par an

Au-delà, on pose un second composteur sur le même point d’apport. Au-delà de 3 000 kg, le compostage sur site n’est plus la bonne réponse.

Le devis qui en découle
  • 1 jardin composteurlivré et posé, matière sèche, maintenance, kit de sensibilisation, formation des équipes et reporting compris129 €
  • La collecte, en option10 € par passage annuel, de 1 à 12 passages selon le gisement réel0 à 120 €

Total129 à 249 € HT/mois

Par unité, en location, engagement 48 mois. Sans collecte, la commune garde son compost et l’utilise sur place. Pour un programme multi-sites : un contrat unique, le même tarif par unité et un reporting consolidé par commune.

Chiffrer mon propre programme
Un composteur qui ressemble à un massif de fleurs, ça se discute beaucoup moins en conseil municipal. Ça se plante.Peazy, la mascotte d’Easy to CompostPeazy

Votre commune, chiffrée en 5 questions

Le devis se fait en ligne, mensualité comprise. Ou en visio, 30 minutes, avec l’interlocuteur de votre région.