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Comment faire du compost ? guide pratique pour bien démarrer

Les 4 conditions d'un compost réussi, le bon ratio carbone/azote, le tableau des erreurs à corriger et ce que la loi impose aux entreprises depuis 2024.

Faire du compost, c'est réunir quatre conditions et laisser les micro-organismes travailler : de l'oxygène en continu, une humidité d'éponge essorée, un mélange équilibré entre matières vertes riches en azote et matières brunes riches en carbone, et du temps, 3 à 6 mois. Tout le reste, le modèle de bac, la fréquence de brassage, la taille des morceaux, ne sert qu'à maintenir ces quatre conditions. Un compost qui sent mauvais, qui reste froid ou qui coule n'est jamais une fatalité : l'une des quatre manque, et le tableau de diagnostic plus bas dit laquelle.

À retenir

Le dosage : viser un rapport carbone sur azote compris entre 25 et 35 pour 1, ce qui revient en pratique à peu près à autant de volume brun que de volume vert. Règle de terrain : 1 poignée de matière sèche pour 1 seau de biodéchets apporté.

L'oxygène commande tout le reste : privée d'air, la dégradation bascule en fermentation anaérobie, qui produit du méthane, des composés soufrés et du jus. C'est l'origine de 9 problèmes de compost sur 10.

En entreprise : le tri à la source des biodéchets est obligatoire pour tous les producteurs depuis le 1er janvier 2024, sans aucun seuil de tonnage (article L. 541-21-1 du Code de l'environnement).

Qu'est-ce que le compost ?

Le compost est le produit d'une dégradation biologique aérobie : des bactéries, puis des champignons, puis une macrofaune (vers, cloportes) consomment la matière organique en présence d'oxygène et la transforment en une matière brune, friable et stable, riche en humus. Ce n'est ni un engrais ni un terreau : c'est un amendement. Il améliore d'abord la structure du sol, sa capacité de rétention d'eau et sa vie microbienne, et il le nourrit ensuite, lentement.

Le processus passe par quatre phases que l'on repère à la température du cœur de masse : mésophile de 0 à 3 jours, entre 20 et 45 °C ; thermophile de 3 à 30 jours, entre 45 et 65 °C, qui attaque la cellulose et hygiénise la matière en détruisant pathogènes et graines d'adventices ; refroidissement de 30 à 60 jours ; maturation de 60 jours à 6 mois. Pendant la phase thermophile, le volume peut fondre de moitié en deux semaines : l'eau s'évapore et le carbone repart en CO2.

Ces phases commandent deux décisions concrètes : un compost qui ne monte jamais en température n'a pas démarré, et un compost encore chaud ne s'utilise pas. Le détail figure dans notre article sur le cycle du compostage et ses quatre étapes.

Air, eau, carbone, azote : les quatre conditions

L'oxygène. La dégradation aérobie en consomme en continu. Quand il manque, la fermentation devient anaérobie : odeurs, méthane, ralentissement. C'est la condition la plus souvent en défaut ; elle a sa section plus bas.

L'eau. La cible est l'humidité d'une éponge essorée, soit 50 à 60 %. Le contrôle ne demande aucun instrument : une poignée pressée dans la main doit tenir en boule sans qu'un liquide coule entre les doigts, et se défaire quand on rouvre la main. Trop sec, le processus s'arrête ; trop humide, l'eau chasse l'air.

Le rapport carbone sur azote. Les micro-organismes ont besoin d'azote pour leurs protéines et de carbone pour leur énergie, dans une proportion de 25 à 35 pour 1. Trop d'azote (que des épluchures et de l'herbe fraîche), l'excédent s'échappe en ammoniac. Trop de carbone (que du carton et du broyat), rien ne démarre.

La structure et la masse. L'air a besoin de vides pour circuler : c'est le rôle du broyat, de la paille, du carton déchiré. Et sous environ 1 m3 en tas libre, la masse ne garde pas sa chaleur et la phase thermophile ne s'installe pas ; une cuve fermée corrige ce point.

Ordres de grandeur du rapport carbone sur azote, à utiliser comme repères de dosage et non comme valeurs de laboratoire : la teneur réelle varie avec l'espèce, la saison et le taux d'humidité. En pratique, on raisonne en volumes.
MatièreFamilleC/N indicatifCe qu'elle apporte
Marc de café et filtres papierVerte20 pour 1Azote et structure fine, la matière la plus abondante en bureaux
Épluchures de fruits et légumesVerte15 à 25Azote et beaucoup d'eau
Restes de repas cuisinésVerte15 à 20Azote, mais aussi gras et sel à diluer dans la masse
Tontes de gazon fraîchesVerte15 à 20Azote ; se tasse en galette si elle n'est pas mélangée
Feuilles mortesBrune40 à 60Carbone et structure aérante, gratuit et saisonnier
Paille, foin secBrune80 à 100Carbone ; crée les vides où l'air circule
Broyat de branches, copeaux non traitésBrune100 à 500Carbone lent, structure qui tient plusieurs mois
Carton brun non imprimé, essuie-toutBrune200 à 350Carbone ; absorbe l'excès d'eau, disponible partout

Ce qui se composte, et ce qui ne se composte pas

La règle de départ tient en une phrase : tout ce qui a été vivant se composte, mais pas au même rythme, ni sans conséquence sur les odeurs et les nuisibles.

Sans hésiter : épluchures et restes de fruits et légumes, marc de café avec son filtre, sachets de thé en papier sans agrafe, coquilles d'œufs concassées, pain rassis, essuie-tout souillé par de l'alimentaire, fleurs fanées, feuilles mortes, carton brun déchiré.

Avec modération, et toujours enfouis : restes de repas cuisinés, viande et poisson, produits laitiers, agrumes, coquilles de fruits secs concassées. Ces matières passent bien dans une cuve close où chaque apport est enfoui ; dans un bac ajouré laissé ouvert, elles créent des odeurs et appellent les rongeurs.

Jamais : plastiques, métaux, verre, céramique, mégots, couches et lingettes, médicaments, produits chimiques, excréments animaux et litières, bois traité. Et un cas piégeant : les sacs dits « compostables » certifiés pour le compostage industriel, qui exigent une température soutenue de 60 °C qu'un composteur sur site n'atteint pas durablement. Ils ressortent intacts. La liste complète figure dans notre inventaire de ce qui se composte.

Les méthodes de compostage comparées

Toutes les méthodes visent les mêmes quatre conditions ; elles se distinguent par le volume encaissé, la place occupée et le travail demandé. Deux d'entre elles ne produisent pourtant pas de compost : le bokashi, qui rend une matière fermentée à enfouir ensuite, et le déshydrateur électrifié, qui rend un résidu sec et inerte.

Comparatif des méthodes de compostage. Les durées sont données dans de bonnes conditions et se rallongent en hiver.
MéthodeVolume adaptéDuréeContrainte principaleContexte
Tas au sol ou andainSans limite6 à 12 moisEspace, retournements à la fourcheFerme, jardin rural
Bac statique de jardin300 à 800 L6 à 12 moisParois ajourées, posé sur la terre, brassage pénibleMaison individuelle
Composteur rotatif à tambour200 à 500 L3 à 6 moisCapacité limitée, tambour lourd une fois chargé, s'achèteUsage domestique régulier
Lombricomposteur20 à 100 L2 à 6 moisSensible à la température ; ni agrumes, ni viandeAppartement, petit bureau
Bokashi (fermentation)Seau de 15 à 20 L2 à 4 semaines, puis maturation obligatoireNe produit pas de compost : la matière doit être enfouie ensuiteCuisine intérieure
Composteur ABC450 L, jusqu'à 1 500 kg par an3 à 6 mois2 minutes de manivelle par semaine, aucun branchementSite professionnel
Déshydrateur dit « électromécanique »Selon modèleQuelques heuresNe produit pas de compost : résidu sec, sans activité biologique ; consomme de l'électricitéCuisine collective cherchant à réduire le volume

Le lombricompostage utilise des vers du fumier (Eisenia fetida) : peu d'odeurs, un jus concentré à diluer, mais ni grandes quantités ni à-coups de température. Le bokashi, lui, exige une maturation en terre ou en composteur pour aboutir.

Attention au vocabulaire, parce qu'il fait vendre : les appareils commercialisés comme « composteurs de cuisine » ou « composteurs électromécaniques » chauffent et broient les biodéchets. Ils réduisent le volume, mais leur résidu n'enrichit pas les sols en matière organique vivante : voir notre analyse des composteurs électromécaniques et électriques. Les équipements conçus pour un site professionnel sont présentés sur la page de nos composteurs.

L'aération : sans oxygène, rien ne se passe

Le compostage est un processus aérobie. Sans air, des micro-organismes anaérobies prennent le relais : méthane, composés soufrés à l'odeur d'œuf pourri, jus acide. Le processus ne s'arrête pas, il déraille. Et comme il déraille par l'odeur, le bac cesse d'être alimenté : c'est ainsi que meurent la plupart des projets de compostage.

En compostage manuel, trois gestes maintiennent l'aération : brasser tous les 10 à 15 jours pendant la phase active, pour rouvrir les porosités refermées par le tassement ; ne jamais empiler une couche épaisse de matière humide et fine, gazon frais en tête, qui se soude en galette imperméable ; alterner une couche verte et une couche brune, la seconde servant d'armature à la première.

Schéma en coupe du composteur ABC : l'air frais entre par le bas de la cuve, remonte le long de la cheminée d'aération percée et se diffuse dans toute la masse de biodéchets avant de ressortir par le haut
La chaleur de la fermentation crée le tirage : l'air chaud s'échappe par le haut et appelle de l'air frais par le bas. Aucun ventilateur n'intervient.

Sur un site d'entreprise, personne n'inscrit « retourner le compost à la fourche » dans une fiche de poste. Le composteur ABC règle donc l'aération par la mécanique plutôt que par la discipline : une cuve close en acier de 2 mm à fond fermé, une cheminée d’aération brevetée percée qui diffuse l'air au cœur de la masse, et une vis à manivelle qui enfouit les apports de la semaine en deux ou trois tours. Le brassage est mécanique mais actionné à la main : aucune électricité, aucune eau, aucune évacuation, aucun génie civil. Ce n'est donc pas de l'cheminée d’aération, qui suppose des ventilateurs et un raccordement électrique, mais une aération continue par la cheminée d’aération. Le détail des trois mécanismes est dans notre article sur la technologie du composteur ABC.

Combien de temps, et quand est-il prêt ?

Comptez 3 à 6 mois pour un compost mûr, davantage si l'hiver ralentit la phase active. La granulométrie pèse lourd : des morceaux de plus de 10 cm offrent peu de surface d'attaque et ressortent entiers après six mois.

Cinq signes disent qu'un compost est mûr, et il faut les réunir tous les cinq : couleur brun foncé homogène, presque noire ; odeur de sous-bois, sans note acide ni ammoniaquée ; texture friable et granuleuse, sans déchet reconnaissable ; température revenue à l'ambiante. Le test du cresson tranche : semées sur le compost, les graines doivent germer en 5 jours environ ; sinon, la matière est encore en maturation et resterait phytotoxique.

Une précision utile en entreprise : ce qui sort de la porte basse du composteur après quelques mois n'est pas un compost mûr et normalisé, mais une matière en fin de dégradation active. Chez Easy to Compost, elle est enlevée, hygiénisée dans un atelier partenaire, puis épandue chez un agriculteur situé à moins de 50 km du site. Les autres débouchés, espaces verts internes, jardinières, dons aux salariés, sont passés en revue dans notre article sur la valorisation du compost produit en entreprise.

Les erreurs fréquentes et leur correction

Un compost qui ne va pas envoie toujours un signal lisible. Le tableau relie chaque symptôme à sa cause la plus probable et à sa correction. Dans presque tous les cas, corriger revient à rétablir l'une des quatre conditions.

Diagnostic des problèmes de compost, du symptôme à la correction.
SymptômeCause la plus probableCorrection
Odeur d'œuf pourri ou d'égoutManque d'oxygène : matière tassée et gorgée d'eauBrasser, incorporer du brun grossier (broyat, carton déchiré)
Odeur d'ammoniaqueExcès d'azote, trop de vertAjouter du carbone, suspendre les apports d'herbe fraîche
Du jus s'écouleExcès d'humiditéIncorporer de la matière sèche, protéger de la pluie
La masse reste froide, rien n'évolueVolume trop faible, trop sec, ou excès de carboneHumidifier, ajouter du vert, regrouper la matière
Nuage de moucherons à l'ouvertureApports frais laissés en surfaceEnfouir chaque apport et le couvrir de matière sèche
Traces de rongeursParois ajourées, pose sur la terre, restes carnés en surfaceCuve à fond fermé et couvercle plein, posée sur surface dure, enfouissement systématique
Morceaux intacts après 6 moisGranulométrie trop grossièreCouper à moins de 10 cm, broyer le ligneux

Ces corrections valent pour un bac domestique comme pour un équipement professionnel. Sur un site accueillant du public, une seule mauvaise odeur suffit à faire abandonner le tri : les parades sont rassemblées dans notre guide pour composter en entreprise sans odeur ni nuisible.

Faire du compost en entreprise : ce qui change

La biologie ne change pas ; le cadre, si. Depuis le 1er janvier 2024, l'article L. 541-21-1 du Code de l'environnement, issu de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 dite AGEC, impose le tri à la source des biodéchets à tous les producteurs, sans aucun seuil de tonnage. Le biodéchet est défini à l'article L. 541-1-1. Deux voies satisfont l'obligation : composter sur place, ou faire collecter séparément.

Le défaut de tri expose à une contravention de 4e classe prévue à l'article R. 541-78, soit 750 € pour une personne physique, portés à 3 750 € pour une entreprise (article 131-41 du code pénal) ; à une amende administrative pouvant atteindre 150 000 € au titre de l'article L. 541-3, prononcée par le maire après mise en demeure ; et, au pénal, à 150 000 € et 4 ans d'emprisonnement au titre de l'article L. 541-46, niveau porté par la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024. Les barèmes à paliers et le montant de 75 000 € que l'on lit souvent ne correspondent à aucune disposition en vigueur ; le détail figure dans notre guide de la loi AGEC.

Côté équipement, le composteur ABC est une cuve en acier de 2 mm de 450 L, conçue et fabriquée dans notre atelier picard. Elle absorbe jusqu'à 1 500 kg de biodéchets par an ; au-delà, on ajoute un second composteur, et au-delà de 3 000 kg par an le compostage sur site n'est plus la bonne réponse. Il n'y a pas d'achat : la location est à 79 € HT par mois, composteur livré, matière sèche, maintenance et formation en visio ; le reporting vient avec l’option collecte, sur un engagement de 48 mois. La collecte du compost est une option, facturée 10 € HT par mois et par passage annuel, de 1 à 12 passages ; le nombre de passages ne se choisit pas, il découle du gisement.

Le calcul
  • Siège tertiaire, personnes réellement présentes un jour normal 150
  • Jours ouvrés retenus par la méthode 220
  • Ratio de base, 0,015 kg par personne et par jour 495 kg/an
  • Coin café et tisanerie, coefficient 1,5 742 kg/an théoriques
  • Part réellement captée, 70 % 520 kg/an
  • 520 kg reste sous 1 500 kg, donc un seul composteur 1
  • Passages donnés par la grille pour 520 kg (seuil 625) 3 par an
  • Location du composteur, tout compris 79 € HT/mois
  • Collecte, 3 passages annuels à 10 € 30 € HT/mois

Budget mensuel du dispositif109 € HT

Hypothèses, pour que le calcul soit reproductible : ratios ADEME du tertiaire repris par notre devis en ligne, 0,015 kg par personne et par jour, majorés de 50 % en présence d'un coin café ; 220 jours ouvrés ; part captée fixée à 70 %, une partie du gisement théorique n'arrivant jamais au composteur (repas pris dehors, tri imparfait, absences). Changez l'effectif et la mensualité suit la même grille : 750 kg par an donnent 4 passages et 119 € HT par mois, 1 200 kg donnent 12 passages et 199 € HT par mois. Les paramètres du tertiaire sont sur notre page bureaux et tertiaire.

Reste l'organisation, qui décide autant que le matériel. Voici la séquence de démarrage appliquée sur les sites équipés.

  • Chiffrer le gisement annuel avant tout choix d'équipement, par pesée sur une semaine type ou par ratio sectoriel.
  • Choisir l'emplacement : surface dure et plane, accessible en semaine, proche des points d'apport et d'un accès véhicule.
  • Ranger le stock de matière sèche à côté du composteur : 1 poignée par seau apporté, c'est le seul dosage à retenir.
  • Désigner un référent par site et un suppléant, sans quoi le geste hebdomadaire disparaît au premier congé.
  • Poser la signalétique « oui / non » au point d'apport, salle de pause ou cuisine, et pas seulement sur le composteur.
  • Fixer le brassage à un jour de la semaine : 2 minutes de manivelle, plus un contrôle visuel mensuel d'une dizaine de minutes.
  • Archiver les justificatifs de valorisation dès le premier enlèvement : c'est la pièce qu'un contrôle demande, et elle ne se reconstitue pas.

Le déroulé complet, de la livraison à la formation des équipes, est décrit sur la page comment ça marche.

Questions fréquentes

Peut-on mettre de la viande et du poisson dans un compost ?

Oui dans un composteur professionnel clos, non dans un bac de jardin ouvert. Dans une cuve close en acier à fond fermé, où chaque apport est enfoui par le brassage, la viande et le poisson se dégradent sans attirer les nuisibles. Dans un bac ajouré posé sur la terre, ils créent des odeurs et appellent les rongeurs.

Combien de temps faut-il pour faire du compost ?

De 3 à 6 mois pour un compost mûr dans de bonnes conditions, davantage en hiver. La phase thermophile, celle qui monte de 45 à 65 °C et hygiénise la matière, dure de 3 à 30 jours. Viennent ensuite le refroidissement, de 30 à 60 jours, puis la maturation, de 60 jours à 6 mois. Un compost encore chaud n'est pas prêt.

Faut-il un composteur électrique pour composter en entreprise ?

Non. Le composteur ABC ne se branche pas : ni électricité, ni eau, ni évacuation, ni génie civil. L'air circule par tirage naturel dans une cheminée d’aération percée, et le brassage se fait à la manivelle, 2 minutes par semaine. Les appareils électrifiés vendus comme composteurs sont le plus souvent des déshydrateurs : ils produisent un résidu sec et inerte, pas du compost.

Le compostage sur site est-il obligatoire ?

Non, c'est le tri à la source qui est obligatoire, pour tous les producteurs et sans seuil de tonnage, depuis le 1er janvier 2024 (article L. 541-21-1 du Code de l'environnement). L'entreprise choisit ensuite entre composter sur place et faire collecter séparément ses biodéchets. Le compostage sur site supprime le transport et rend la valorisation visible pour les équipes.

Combien coûte un composteur en entreprise ?

79 € HT par mois en location, composteur livré, matière sèche, maintenance et formation en visio ; le reporting vient avec l’option collecte. Il n'y a pas d'achat. La collecte est une option facturée 10 € HT par mois et par passage annuel, de 1 à 12 passages selon le gisement. Un siège tertiaire à 520 kg par an relève de 3 passages, soit 109 € HT par mois.

Par où commencer

Si la question est domestique, il n'y a rien à décider : posez un bac sur une zone plane, alternez couche verte et couche brune, brassez tous les 10 à 15 jours, surveillez l'humidité d'éponge essorée. Les quatre conditions font le reste.

Si la question est professionnelle, l'ordre s'inverse : on chiffre d'abord, on choisit ensuite, parce que le gisement annuel détermine le nombre de composteurs, le nombre de passages et donc le budget. Le devis en ligne demande deux minutes, votre secteur et vos effectifs ; il rend le gisement estimé, le dimensionnement et la mensualité, sans inscription. Vous saurez alors si votre site relève d'un composteur, de deux, ou d'une filière industrielle au-delà de 3 000 kg par an.

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