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Collecte basse fréquence vs hebdomadaire : laquelle choisir pour ses biodéchets ?

Hebdo ou basse fréquence pour vos biodéchets ? Comparatif chiffré : passages, coût mensuel, km évités et le seuil exact à partir duquel il faut basculer.

À gisement identique, une collecte hebdomadaire fait entrer 52 passages de camion par an sur votre site ; une collecte basse fréquence en fait entrer 1 à 12. L'écart ne vient pas d'un tour de passe-passe logistique, mais de l'état de la matière : des biodéchets frais ne peuvent pas attendre, une matière compostée sur place le peut. Côté facture, le seuil de bascule tient en une division, et il dépend de votre gisement : pour un site à 750 kg par an, au-delà de 27,50 € HT le passage hebdomadaire, un composteur avec ses collectes revient déjà moins cher, matière sèche, maintenance, formation en visio et kit de sensibilisation compris. La basse fréquence n'est pourtant pas toujours le bon choix : elle suppose 1 m² au sol, un geste d'équipe tenu, et un gisement inférieur à 3 000 kg par an.

À retenir

La fréquence n'est pas une variable commerciale. Elle découle de ce qui attend sur le site. Des biodéchets frais imposent un passage par semaine ; une matière compostée et stabilisée tolère 1 à 12 passages par an, pas davantage.

Chez Easy to Compost, la collecte est une option facturée 10 € HT par mois et par passage annuel, en plus des 79 € HT du composteur ABC. Le nombre de passages ne se choisit pas dans un menu : il découle du gisement, selon la grille reproduite plus bas.

Hebdo ou basse fréquence : ce qui change vraiment

Une collecte hebdomadaire classique enlève des biodéchets frais. Ils sont déposés dans des bacs roulants de 120 ou 240 L, ils contiennent l'essentiel de leur eau, et ils fermentent dès le deuxième jour. La fréquence n'est donc pas dictée par le volume : elle est dictée par la putrescibilité. Même un site qui produit 15 kg par semaine doit faire venir un camion chaque semaine, parce que ces 15 kg ne tiennent pas trois semaines dans un back-store.

La collecte basse fréquence renverse l'ordre des opérations : on traite d'abord, on transporte ensuite. Les biodéchets sont déposés dans un composteur ABC, un cylindre en acier de 2 mm et 450 L, mélangés à de la matière sèche et brassés à la main avec une manivelle. Le composteur ne se branche pas : ni électricité, ni eau, ni évacuation, ni génie civil. Ce qui attend le camion n'est plus un déchet fermentescible mais un précompost stabilisé, dont l'eau et le volume ont fondu : il patiente des semaines sans odeur.

De cette bascule découle tout le reste : passages, facture, kilomètres, place au sol, geste demandé aux équipes. C'est aussi ce qui sépare le composteur ABC des déshydrateurs électrifiés vendus sous le nom de composteurs électromécaniques, qui réduisent la masse au prix d'une consommation électrique permanente.

Schéma du modèle classique : neuf bacs de biodéchets partent directement en collecte, représentée par 52 camions alignés, légendés 52 collectes par an. Schéma du modèle avec compostage sur site : les mêmes bacs de biodéchets passent d'abord par le composteur, deviennent du précompost, et un seul camion figure les collectes de l'année.
Le même gisement, deux logistiques. En haut, la matière part telle quelle et le camion revient chaque semaine ; en bas, elle est compostée sur place avant de partir.

Le comparatif, critère par critère

Le tableau compare les deux modèles à gisement égal. La colonne de droite décrit l'offre composteur avec sa collecte telle qu'elle est facturée, pas une moyenne de marché.

Collecte hebdomadaire et collecte basse fréquence, à gisement égal. Colonne de droite : grille tarifaire et fiche produit Easy to Compost, août 2026.
CritèreCollecte hebdomadaireComposteur sur site + collecte basse fréquence
Passages par an52, parfois 1041 à 12, jamais davantage
Ce qui fixe la fréquencela putrescibilité de la matièrele gisement annuel, via une grille publiée
Ce qui quitte le sitedes biodéchets frais, gorgés d'eauun précompost stabilisé, pesé à chaque enlèvement
Matériel sur site1 à 4 bacs roulants de 120 ou 240 L1 composteur ABC, acier 2 mm, 450 L, conçu et fabriqué dans notre atelier picard
Emprise au solsurface tampon permanente pour les bacs, souvent en back-storeenviron 1 m² à l'extérieur, sur sol plan et porteur
Raccordements et travauxaucunaucun : ni électricité, ni eau, ni évacuation, ni génie civil
Geste des équipesbioseau, puis bacbioseau, puis composteur, plus environ deux minutes de manivelle par semaine
Plafond de gisementaucun plafond technique1 500 kg par an et par composteur, 3 000 kg avec deux
Devenir de la matièrela filière du prestataireépandage chez un agriculteur partenaire à moins de 50 km
Justificatif de tribordereau du prestatairepesée et justificatif à chaque passage
Modèle contractuelprestation facturée à la tournéelocation, engagement 48 mois, sans achat de matériel

Un troisième cas manque dans la plupart des comparatifs : zéro collecte. Si vous avez des massifs ou un potager, le compost reste chez vous et l'abonnement se limite au composteur seul, 79 € HT par mois. C'est aussi le principe du jardin composteur, jardinière circulaire de 2 000 L à 129 € HT par mois.

Combien de passages pour votre gisement

Le nombre de passages ne se négocie pas. Il découle du gisement annuel capté : on retient la première ligne de la grille dont le seuil le couvre. La même grille alimente le devis en ligne, donc le prix lu ici et celui affiché par l'outil sont identiques.

Grille de collecte pour un composteur ABC. Mensualité = 79 € HT de loyer + 10 € HT par passage annuel. Prix HT, hors remises.
Gisement annuel captéPassages par anMensualité HTCoût annuel HT
jusqu'à 250 kg189 €1 068 €
de 251 à 450 kg299 €1 188 €
de 451 à 625 kg3109 €1 308 €
de 626 à 750 kg4119 €1 428 €
de 751 à 875 kg6139 €1 668 €
de 876 à 1 125 kg9169 €2 028 €
de 1 126 à 1 500 kg12199 €2 388 €

Deux précisions changent le résultat. Le gisement à retenir est le gisement capté, pas le théorique : repas pris dehors, tri imparfait, absences. La méthode de calcul du gisement détaille les ratios par secteur. Et au-delà de 1 500 kg par an, un deuxième composteur s'ajoute : tout double, loyer comme collecte. Un site à 2 000 kg relève de 9 passages, soit 158 € de loyer plus 180 € de collecte (10 € par passage annuel et par composteur), 338 € HT par mois. Au-delà de 3 000 kg par an, le compostage sur site n'est plus la bonne réponse.

Le calcul de coût sur douze mois

Prenons un siège de bureaux avec restaurant d'entreprise, dont le gisement capté est estimé à 750 kg par an. La grille donne 4 passages.

Le calcul
  • Gisement annuel capté retenu 750 kg
  • Passages de collecte, selon la grille 4 par an
  • Loyer du composteur ABC 79 € HT/mois
  • Option collecte, 4 × 10 € 40 € HT/mois
  • Mensualité 119 € HT

Coût annuel, tout compris1 428 € HT

Nous ne publions pas de tarif de collecte hebdomadaire : ce n'est pas notre marché, et les prix varient trop d'une zone à l'autre pour qu'une moyenne ait un sens. Reste le seuil de bascule, à confronter à votre facture.

Le calcul
  • Coût annuel composteur plus collecte 1 428 € HT
  • Passages d'une collecte hebdomadaire 52 par an
  • 1 428 ÷ 52 27,46 €

Seuil de bascule à 750 kg, par passage27,46 € HT

Autrement dit : si votre prestataire facture plus de 27,50 € HT le passage, hors location et lavage des bacs, votre collecte hebdomadaire coûte déjà plus cher que l'abonnement complet. Ce seuil n'a rien d'universel : il vaut pour un gisement de 750 kg par an, et il se recalcule en divisant le coût annuel de votre ligne de grille par 52. Aux deux bouts de la grille, il descend à 20,54 € (1 068 € par an, 1 passage) et monte à 45,92 € (2 388 € par an, 12 passages) : plus votre gisement est faible, plus l'hebdomadaire doit être bon marché pour rester dans la course. Et les deux lignes ne contiennent pas la même chose : les 119 € couvrent le composteur livré, la matière sèche réapprovisionnée, la maintenance, la sensibilisation des équipes ; le reporting vient avec l’option collecte, quand la ligne hebdomadaire couvre un transport et un traitement. Point de vigilance en sens inverse : l'abonnement est une location engagée sur 48 mois, sans achat de matériel.

Les kilomètres et le CO2

L'écart le plus spectaculaire n'est pas sur la facture, il est sur la route. Voici le calcul complet, avec ses hypothèses, sur le même site à 750 kg par an.

Le calcul
  • Trajet aller-retour dépôt vers site, hypothèse 30 km
  • Hebdomadaire, 52 × 30 km 1 560 km/an
  • Basse fréquence, 4 × 30 km 120 km/an
  • Consommation retenue pour une benne 30 L/100 km
  • Combustion du gazole 2,7 kg CO2 par litre
  • Hebdomadaire : 468 L 1 264 kg CO2
  • Basse fréquence : 36 L 97 kg CO2

Émis en moins sur l'année1 167 kg CO2

Deux réserves, pour que le chiffre tienne en réunion. Le facteur de 2,7 kg par litre ne compte que la combustion du gazole, pas sa production en amont : un bilan complet remonte les deux colonnes sans changer le rapport. Et nos passages sont régionaux, donc plus longs qu'une tournée urbaine : avec 80 km aller-retour au lieu de 30, les 4 passages pèsent 259 kg de CO2, et l'écart face aux 1 264 kg d'une tournée hebdomadaire restée urbaine tombe à 79 %. S'y ajoute une matière valorisée à moins de 50 km, chez un agriculteur. Pour poser la méthode sur votre périmètre, le bilan carbone des biodéchets détaille les facteurs d'émission.

Ce que la loi exige, dans les deux cas

Aucun texte n'impose une fréquence de collecte. Ce que la loi impose, c'est le tri à la source. Depuis le 1er janvier 2024, l'article L. 541-21-1 du Code de l'environnement l'étend à tous les producteurs de biodéchets, sans seuil de tonnage, en application de la loi 2020-105 dite AGEC. La définition du biodéchet figure à l'article L. 541-1-1 du même code. Le guide de la loi AGEC reprend ces textes article par article.

Le second point est la preuve : trier ne suffit pas, il faut montrer où part la matière. Les deux modèles y répondent avec des pièces différentes, bordereau du prestataire d'un côté, pesée et justificatif à chaque enlèvement de l'autre. La liste des justificatifs à conserver vaut dans les deux cas.

Sur les sanctions, peu de montants circulant sur le web sont exacts. Le défaut de tri est une contravention de 4e classe prévue à l'article R. 541-78 du Code de l'environnement : 750 € pour une personne physique, portés à 3 750 € pour une entreprise (article 131-41 du code pénal). S'y ajoutent une amende administrative pouvant atteindre 150 000 € (article L. 541-3, police du maire) et, au pénal, 150 000 € et 4 ans d'emprisonnement (article L. 541-46, peines portées à ce niveau par la loi 2024-364).

Quand la basse fréquence n'est pas la bonne réponse

Quatre situations la disqualifient, et mieux vaut les regarder avant de signer.

Le gisement dépasse 3 000 kg par an. Un composteur absorbe jusqu'à 1 500 kg, deux jusqu'à 3 000. Au-delà, la question relève d'une autre filière.

Il n'y a pas 1 m² disponible. Le composteur se pose dehors, sur sol plan et porteur, à moins d'une trentaine de mètres du point de production et sur un trajet déjà parcouru chaque jour. Sans cet emplacement, la collecte classique reste le recours.

Le tri ne sera pas tenu. Un composteur avale des restes alimentaires, pas des emballages. Sans personne pour porter le sujet en interne, la matière se contamine et la filière agricole la refuse : la mobilisation des équipes est une condition, pas un supplément d'âme.

Le site n'est pas en France métropolitaine. La collecte couvre la France métropolitaine hors Corse, sur 12 régions, chacune avec son interlocuteur (voir nos implantations). En Europe, le matériel se déploie mais sans la collecte : le compost reste sur place.

La checklist pour arbitrer

Huit vérifications suffisent, et elles tiennent en trente minutes de réunion.

  • Isolez le prix d'un passage sur votre dernière facture, hors location et lavage des bacs, et comparez-le au seuil de votre gisement : le coût annuel de votre ligne de grille divisé par 52, soit 27,46 € HT à 750 kg par an.
  • Estimez votre gisement annuel capté en kilos, pas en litres ni en nombre de bacs.
  • Vérifiez qu'il reste sous 3 000 kg par an. Au-delà, changez de filière plutôt que de fréquence.
  • Identifiez 1 m² extérieur, plan et porteur, à moins de 30 mètres du point de production.
  • Nommez la personne qui portera le tri en interne, et calez la session de formation.
  • Cherchez un usage du compost sur place : s'il existe, la collecte devient inutile et l'abonnement tombe à 79 € HT par mois.
  • Comptez la place libérée en back-store par la disparition des bacs.
  • Assurez-vous de pouvoir produire un justificatif de tri le jour d'un contrôle.

Questions fréquentes

La collecte basse fréquence, c'est combien de passages par an ?

De 1 à 12, jamais davantage. Le nombre ne se choisit pas : il découle du gisement annuel capté, selon la grille tarifaire. Un site à 500 kg par an relève de 3 passages et paie 109 € HT par mois ; un site à 750 kg relève de 4 passages et paie 119 € ; un site à 1 200 kg relève de 12 passages et paie 199 €.

Peut-on garder des biodéchets un mois sans odeur ?

Pas des biodéchets frais : un bac de restes alimentaires ne tient pas un mois. Ce qui attend dans le composteur ABC n'est plus un déchet frais mais un mélange en cours de compostage, associé à de la matière sèche et brassé régulièrement. C'est l'équilibre carbone-azote et l'aération qui empêchent la fermentation odorante.

Le composteur ABC a-t-il besoin d'électricité ?

Non. Aucun branchement : ni électricité, ni eau, ni évacuation, ni génie civil. Le brassage est mécanique et actionné à la main, avec une manivelle, environ deux minutes par semaine. C'est ce qui le sépare des déshydrateurs électrifiés vendus sous le nom de composteurs électromécaniques.

Que se passe-t-il si on ne prend pas la collecte ?

Le compost reste sur votre site et vous l'utilisez pour vos espaces verts. L'abonnement se limite alors aux 79 € HT par mois du composteur ABC : matériel livré, matière sèche, maintenance, formation en visio et kit de sensibilisation. La collecte reste une option, pas un passage obligé.

Le quotidien, odeurs et nuisibles compris, est traité dans le guide composter en entreprise sans odeur ni nuisible.

Par où commencer

Dans l'ordre : le gisement, puis la grille, puis la comparaison avec votre facture. Les deux premières étapes sont automatisées. Le devis en ligne estime votre gisement à partir de quelques repères de votre métier (personnes présentes, repas servis, couverts, lits), applique la grille et affiche la mensualité exacte, dans votre navigateur et sans inscription.

Muni de ce chiffre, reprenez votre contrat de collecte et divisez le montant annuel par le nombre de passages : vous saurez de quel côté du seuil vous vous situez. Pour le détail opérationnel, la page comment ça marche déroule les neuf étapes, et l'étude de cas du réseau Decathlon montre cet arbitrage à l'échelle de dizaines de magasins.

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