Le compostage en entreprise,
sur votre site
Vos biodéchets sont traités là où ils sont produits. Un composteur fermé en zone de service, quatre enlèvements de compost par an au lieu de cinquante-deux passages de camion, un justificatif à chaque fois. C’est la voie sur place prévue par la loi AGEC, à partir de 79 € HT par mois.
- Sans odeur ni rongeur : cuve en acier fermée, aérée et brassée
- Sans travaux : ni branchement, ni dalle, l’emprise d’une palette
- Conforme : registre, justificatifs et reporting compris
Ce que le compostage en entreprise change sur un site
Composter en entreprise, c’est traiter sur place plutôt que transporter
Le compostage en entreprise consiste à traiter les biodéchets d’un site là où ils sont produits, dans un composteur dimensionné pour l’activité, au lieu de les stocker dans des bacs et de les faire enlever chaque semaine par un camion. Les épluchures, le marc de café, les restes de repas et les invendus sont versés chaque jour dans le composteur, avec une pelle de matière sèche ; la matière y est aérée et brassée, perd la majeure partie de son eau et de son volume, et en ressort sous forme de compost mûr quelques fois par an.
Ce n’est pas du compostage de jardin en plus grand. Un site professionnel produit tous les jours ouvrés, dans un lieu où passent des salariés, des clients et parfois des inspecteurs, et où une odeur, un rongeur ou un jus au sol ne sont pas tolérables. Le composteur doit donc être fermé, en acier, aéré sans y toucher, brassé sans effort, et accompagné d’un service qui livre la matière sèche, forme les équipes, assure la maintenance et tient la traçabilité. C’est ce que nous appelons le composteur professionnel ABC, et c’est ce qui fait la différence entre une démarche qui tient quatre ans et un bac qu’on abandonne au bout d’un été.
Le compostage en entreprise n’est pas non plus l’opposé de la collecte. Sur un site qui produit moins de 1 500 kg par an, il la remplace ; sur un site qui en produit trois tonnes, on installe deux composteurs, et au-delà, la collecte séparée reprend la main. C’est le gisement qui décide, jamais la préférence.
Quatre types de sites, quatre façons de composter
Le composteur convient aux sites à volume modéré qui disposent d’un peu de place en zone de service. Chaque secteur a sa page, avec un cas type chiffré.
Bureaux et tertiaire
Marc de café, épluchures, restes de repas apportés : 25 à 30 g par personne et par jour. Un siège de 250 personnes remplit un composteur dans l’année. Le composteur se pose sur la terrasse technique ou près du local à poubelles.
Retail et commerce
Invendus de frais, fanes, pain : un commerce de proximité produit 500 kg à 1,5 t par an, dans une arrière-boutique sans place pour des bacs. Le composteur occupe l’emprise d’une palette et supprime le stockage.
Industrie et logistique
Réfectoires, bases-vie et chutes de process : des sites péri-urbains, loin des tournées de collecte, où le camion hebdomadaire coûte le plus cher. Plusieurs composteurs se déploient sur une plateforme.
Collectivités et enseignement
Cantines, campus, aires de compostage ouvertes aux habitants : le composteur devient un support pédagogique, en version jardin composteur quand il doit se voir.
L’hôtellerie, la restauration et la santé ont aussi leur page : hôtellerie et resort, restauration, santé et EHPAD. Au-delà de 3 tonnes par an, la grosse restauration et l’agroalimentaire relèvent de la collecte séparée : nous le disons dès l’audit.
Le compostage sur site est l’une des deux voies prévues par la loi AGEC
Depuis le 1er janvier 2024, tout producteur de biodéchets doit les trier à la source et les faire valoriser, sans seuil de tonnage. L’article L. 541-21-1 du code de l’environnement laisse le choix du moyen : la valorisation sur place, par compostage, ou la collecte séparée.
Le compostage en entreprise règle donc l’obligation, à une condition : pouvoir le prouver. Registre des déchets, justificatifs d’enlèvement du compost, trace de la formation des équipes : tout cela est compris dans le service, et c’est ce qu’un contrôle demande.
Le guide de la loi AGECLe composteur ABC, en trois phrases
Une cuve en acier de 450 litres, fermée, dont ni le fond ni les parois ne se percent : c’est ce qui le rend réellement anti-rongeurs, là où le bois et le plastique se rongent. Une cheminée d’aération qui amène l’air au cœur de la matière et une vis de brassage à manivelle, deux minutes par semaine, qui font le travail d’un composteur électromécanique sans moteur, sans branchement et sans panne. Une collecte du compost par le bas, sans démonter, et une capacité de 1 500 kg par an ; au-delà, on ajoute une machine. Il est fabriqué dans notre atelier d’Albert, en Picardie, et sa page le décrit pièce par pièce.
Un site de 750 kg par an, le calcul posé
Location sur 48 mois. Le nombre de passages ne se choisit pas : il découle du gisement, d’un passage annuel en dessous de 250 kg à douze passages quand le composteur est à sa capacité. Montants hors taxes.
- Composteur ABC livré, matière sèche, maintenance, formation et kit de sensibilisation 79 € HT / mois
- Option collecte du compost, 4 passages dans l’année (4 × 10 €) 40 € HT / mois
- Travaux, branchement, génie civil 0 €
- Total mensuel 119 € HT
Coût du kilo trié et valorisé (1 428 € pour 750 kg)1,90 € HT
Sans la collecte, si vous utilisez le compost sur place, la facture s’arrête à 79 €. La grille complète et cinq budgets réels sont sur la page des prix ; le devis en ligne refait le calcul avec vos chiffres en cinq questions.
Trois sites qui compostent
Decathlon : un réseau national de magasins
Le compostage déployé magasin par magasin, avec la même machine et le même suivi, du premier site pilote au réseau.
Seine-Eure : 150 jardins composteurs
Une agglomération qui équipe ses communes d’aires de compostage plantées, ouvertes aux habitants.
Université de Lille : un campus
800 kg de biodéchets compostés sur le campus UFR3S, avec les étudiants comme premiers trieurs.
Démarrer le compostage en entreprise, en cinq étapes
De la première estimation à la première collecte de compost, quatre à six semaines. Le guide détaillé reprend chaque étape.
- 1. Chiffrer le gisement
Effectif, couverts ou rayons : la méthode donne un tonnage annuel, qui décide du nombre de composteurs et du rythme de collecte.
- 2. Choisir l’emplacement
Une surface plane et stabilisée en zone de service, l’emprise d’une palette, accessible pour l’enlèvement. Calé en visio sous 24 h.
- 3. Installer les bioseaux
Un par point de production, cuisine, tisanerie, rayon frais, avec sa consigne de tri et la signalétique.
- 4. Former les équipes
Une session au démarrage, nettoyage et restauration compris, et des affiches qui restent. La méthode pour faire adopter le tri.
- 5. Suivre et prouver
Registre ouvert dès le premier apport, justificatif à chaque enlèvement, reporting annuel pour vos audits et votre rapport RSE.
Le compostage en entreprise, en sept questions
Le compostage en entreprise est-il obligatoire ?
Non. Ce qui est obligatoire depuis le 1er janvier 2024, c’est le tri à la source des biodéchets et leur valorisation, pour tout producteur, sans seuil. Le compostage sur site est l’une des deux voies prévues par la loi, l’autre étant la collecte séparée.
Y a-t-il des odeurs ou des rongeurs ?
Non, si le composteur est fermé, aéré et brassé. Le composteur ABC est une cuve en acier close, avec une cheminée d’aération et une vis de brassage : le compostage reste aérobie, la matière sèche absorbe l’humidité, et l’acier ne se perce pas. Ce sont les bacs ouverts en attente de collecte qui attirent les nuisibles.
Combien de place faut-il ?
L’emprise d’une palette, 800 par 1 200 millimètres, sur une surface plane et stabilisée, en zone de service : cour, local à poubelles, terrasse technique, espace vert. Ni dalle, ni branchement électrique, ni arrivée d’eau.
Qui s’en occupe au quotidien ?
Les équipes vident les bioseaux dans le composteur, comme dans une poubelle ordinaire, et ajoutent une pelle de matière sèche. Une personne actionne la manivelle deux minutes par semaine. Nous livrons la matière sèche, assurons la maintenance et formons les équipes.
Que devient le compost ?
Il est utilisé sur place, dans les espaces verts ou les jardinières, ou enlevé par un collecteur local, hygiénisé et épandu chez un agriculteur à moins de 50 km, avec un justificatif à chaque passage. La collecte est une option, de 1 à 12 passages par an selon le gisement.
Combien ça coûte ?
79 € HT par mois pour un composteur ABC livré, avec la matière sèche, la maintenance et la sensibilisation des équipes, en location sur 48 mois. La collecte du compost est en option, 10 € HT par mois et par passage annuel. Un site de 750 kg par an avec 4 passages paie 119 € HT par mois.
Et l’hiver ?
Le compostage ralentit quand la température baisse, mais un composteur fermé et brassé garde une activité suffisante toute l’année. La matière sèche et l’aération maintiennent le processus ; nous ajustons les consignes de remplissage à la saison lors du suivi.
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