Compostage sur site easy to compost easy to change Recyclage des mégots
Ressource

Compost trop sec : pourquoi il ne bouge plus, comment le relancer

Un compost qui ne sent rien, ne chauffe pas et ne change pas d’aspect depuis des mois n’est pas fini : il est en pause, faute d’eau. C’est la panne la plus discrète, et la plus simple à lever.

Pose d’une couche de matière sèche sur un jardin composteur

Reconnaître un compost trop sec

Le test de la poignée, encore : une poignée de compost serrée qui s’effrite sans tenir en boule et ne laisse aucune humidité dans la paume est sous 40 %. Les autres signes sont visuels : la matière garde son aspect d’origine, les épluchures sèchent au lieu de pourrir, le carton reste du carton, le tas fait de la poussière quand on le remue. Des filaments blancs, un mycélium de champignons, colonisent la matière sèche, ce qui est le signe d’une décomposition fongique lente qui a pris le relais des bactéries. Les fourmis s’installent, parce qu’elles ne nichent que dans un milieu sec. Le tas ne chauffe pas et ne diminue pas de volume. Aucune odeur, ce qui rassure à tort.

Sous 40 %, tout s’arrête

Les micro-organismes vivent dans le film d’eau qui entoure chaque particule. Sans ce film, ils entrent en dormance. Le compost ne pourrit pas, il attend.

Pourquoi il en est là

Le cas typique est un compost de jardin nourri surtout de matières brunes : feuilles, broyat, paille, carton, avec trop peu de déchets humides pour les mouiller. Le deuxième est l’exposition : un composteur en plein soleil, ouvert au vent, ou un bac aéré sur toutes ses faces, qui évapore plus qu’il ne reçoit. Le troisième est l’été, où même un compost de cuisine peut sécher en surface et sur les côtés. Le quatrième, plus rare, est un excès de matière sèche à la suite d’une correction d’un compost trop humide : on a eu la main lourde. Un compost en phase chaude s’assèche aussi de lui-même, la vapeur qui s’en dégage emporte l’eau ; c’est normal, et c’est pourquoi un compost actif se réhumidifie au brassage.

Relancer un compost sec

On brasse en arrosant : un arrosoir à pomme fine, par couches, en mélangeant à chaque passage, jusqu’à ce que la poignée tienne en boule. Arroser par le dessus sans brasser ne sert à rien, l’eau ruisselle le long des parois sans pénétrer une masse sèche, surtout si elle est feutrée de mycélium. Si le tas est très brun, on ajoute en même temps des matières vertes, tonte fraîche, épluchures, marc de café, qui apportent l’eau et l’azote qui manquent. On couvre pour limiter l’évaporation, on met le composteur à l’ombre s’il est déplaçable, ou on l’ombrage. En trois à cinq jours, si l’équilibre carbone/azote est correct, la température remonte et le tas se remet en route. Un compost sec depuis des mois peut avoir perdu une partie de sa vie microbienne ; une pelle de compost mûr ou de terre de jardin mêlée à la masse la réensemence.

Tenir le bon niveau

Entre 50 et 60 % d’humidité, le compost est à son optimum : assez d’eau pour les micro-organismes, assez d’air pour l’oxygène. C’est une fenêtre étroite, et le compost la quitte des deux côtés selon la saison et la recette. Le brassage hebdomadaire est le moment de vérifier, à la main, et d’ajuster : une pelle de sec ou un arrosoir. L’article sur le compost trop humide décrit l’autre versant.

Sur un site professionnel

Un composteur alimenté chaque jour par une cuisine est rarement trop sec : les biodéchets apportent l’eau. Le cas se présente pourtant, sur deux types de sites. Les bureaux à faible gisement, où le composteur reçoit peu et sèche entre deux apports, surtout l’été ; la réponse est un dosage de matière sèche réduit et un brassage qui referme la masse. Et les sites qui ont surdosé la matière sèche après une alerte odeur, par prudence. Sur les sites que nous accompagnons, la dose est calibrée sur le gisement mesuré à l’audit et revue au premier passage du technicien, et la consigne à l’équipe inclut le test de la poignée. L’article sur la maintenance décrit ce suivi.

Questions fréquentes

Un compost sec est-il un compost fini ?

Non, sauf s’il a la texture d’un terreau sombre et fin. Un compost sec où l’on reconnaît encore les déchets est en pause, pas mûr.

Faut-il arroser son compost ?

Un compost de cuisine, rarement. Un compost de jardin nourri de feuilles et de broyat, oui, en brassant, jusqu’à la texture d’une éponge essorée.

Les filaments blancs sont-ils un problème ?

Non, c’est du mycélium de champignons qui décomposent la matière sèche. Il indique un compost sec et lent, pas malade.

Les fourmis dans un compost sec, que faire ?

Réhumidifier et brasser. Les fourmis quittent d’elles-mêmes un compost humide et remué.

Peut-on utiliser de l’eau de pluie ou de l’eau du robinet ?

Les deux. L’eau du robinet est chlorée mais à une dose sans effet sur le compost.

Par où commencer

Le compost trop sec est le seul problème de compostage qui ne fait de mal à personne, et le seul qu’on peut ignorer des mois sans s’en rendre compte. L’article sur le compost qui ne démarre pas reprend l’ensemble des causes d’un tas inerte, et celui sur les fourmis traite de ses colocataires habituels.

Un audit gratuit, un devis sous 24 h

Trente minutes en visio pour vérifier votre conformité AGEC, dimensionner la solution et estimer vos économies.

Vous préférez qu’on vous rappelle ?

Vous compostez vos biodéchets.
Et vos mégots ?

Zones fumeurs, terrasses, parvis : Easy to Change collecte et recycle les mégots de votre site, avec la même méthode que vos biodéchets. On installe, on passe, on rend compte.

  • Un cendrier fermé à l’entrée, pas un mégot de plus au sol
  • Un seul contrat et un seul tarif, sur tous vos établissements
  • Le même interlocuteur régional que pour vos biodéchets
Découvrir Easy to Change Une société du groupe Easy To